Nuit du 14 au 15 avril 1943,
Bombardement de Stuttgart, entre 0h45 et 1h25

Au soir du 14 avril 1943, 462 appareils du Bomber Command – 146 Wellington, 135 Halifax, 98 Lancaster et 83 Stirling – mettent le cap sur Stuttgart. La ville est réputée difficile à repérer, mais la P.F.F. affirme avoir correctement marqué le point de visée. Le bombardement va pourtant s'effilocher vers le nord-est, dans la direction d'approche des avions, et beaucoup de projectiles tombent en dehors des zones urbaines. Au final, l'opération constitue un bon exemple de "creepback" (littéralement une "reptation arrière"). Ce phénomène résulte d'une tendance généralisée des équipages à tirer court et conduit progressivement à écarter le centre de gravité de l'attaque en avant de l'objectif. Pour ne rien arranger, les pertes sont lourdes cette nuit-là : 23 appareils manquants (5,0% de la force engagée), qui se répartissent en 8 Stirling (9,6%), 8 Wellington (5,5%), 4 Halifax (3,0%) et 3 Lancaster (3,1%).

Au sol, on comptera 619 tués, dont 257 prisonniers de guerre français et 143 russes.

JT, 20/9/13

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Sources
  • The Bomber Command War Diaries, Martin Middlebrook & Chris Everitt, Midland, 1996 (Viking, 1985), p377.